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Il est vrai que le mot « coaching », est omniprésent. Depuis le fitness jusqu'au pitch, en passant par la nutrition et les rencontres amoureuses. Il y a le choix !
Dès que l'on a une compétence dans un domaine et qu'on la partage en dehors d'une formation académique, on serait « coach ». Pourquoi pas ? C'est l'usage courant de ce terme en ce moment. Faisons avec.
Personnellement, si j'ai tenu à compléter mes compétences et obtenir une certification de coach professionnel, c'est pour répondre à des besoins mal pris en compte par la démarche de conseil.
Le premier, appartient au domaine du management et de l'organisation. Ce que l'on pourrait appeler un « management moderne et bienveillant » s'occupe d'abord de donner les moyens aux collaborateurs de faire leur travail au mieux et de se développer. Il est abondamment décrit dans la littérature depuis quinze à vingt ans, voire plus. Des études ont montré, son l'effet positif la performance (notamment financière) des organisations. Ce type de management est pourtant souvent considéré comme dangereusement innovant. Si la transformation du management et des organisations est tellement hésitante — notre modèle de référence reste globalement l'Organisation Scientifique du Travail de la fin du XIXe — c'est parce que celle-ci se heurte aux croyances et aux peurs des managers. Dans ce contexte, le coaching professionnel est un excellent outil pour accompagner individuellement, ou en équipes l'adoption d'un nouveau mode de fonctionnement.
Deuxièmement, comme le décrit parfaitement Simon Sinek, être « bien dans son job » reste généralement considéré comme une exception réservée à de trop rares privilégiés. On les envie, sans espérer connaître cette chance un jour. Les recherches neuroscientifiques révèlent une quantité d'effets négatifs du stress chronique (le « mauvais stress ») sur notre santé physique et psychologique. D'autre part, les recherches en management montrent que les individus et les équipes épanouis sont plus performants. Les conséquences néfastes sur l'économie et la société du mal-être au travail généralisé sont donc importantes, mais peu visibles du fait de la globalisation du phénomène. Chaque coaching constitue une modeste contribution.
On a déjà testé les baby-foot et les paniers de fruits gratuits. Il est temps de passer à autre chose!
Et vous ? Que faites-vous pour que vos équipes et vous-mêmes soient performants et « bien dans leur job » ? Avez-vous pensé au coaching professionnel ?